Pendant une dizaine d'années, j'ai travaillé sur le nu.
En dessin, en peinture ou les deux mixés.

Le texte qui suit me dépeint assez bien. Même s'il parle avant tout des nus féminins :

Florent PRUDENT peint la femme à grands traits,  comme Lucien Freud avant lui, il pense que « la seule manière de travailler proprement consiste à pousser l’observation jusqu’à son absolu maximum et à faire appel à un maximum de concentration ».
Il peut faire sienne cette parole de Lucien Freud » « pour moi, la peinture c’est la personne » Il peint la vérité crue des chairs, les couleurs de la vie, son trait se charge de noir pour souligner, préciser, imposer sa vision.

Sans concession, sont art nous donne à voir la femme dans une réalité palpable, sans mise en scène, vulnérable ou solitaire, sans sentiment. Proche de l’expressionnisme, le graphisme de Florent PRUDENT est un graphisme au trait épais, qui utilise le noir pour insister, souligner.

Le trait est rapide, vif, les coloris à dominante bleutée nous rendent les corps présents sans concession au joli, pas de tentation esthétique, pas de fioritures, cela donne d’autant plus de force à ses dessins qui  vont à l’essentiel. Une peinture qui  nous fait nous arrêter, qui ne nous laisse pas indifférent.

Françoise Icart
exposition "L'art au féminin" à Aubigny-sur-Nère (18) - 2007